Last but not least: le mariage dans l'art

Publié le par Rainette

Un long, long billet, pour rattraper mon retard dans cette catégorie. D’autres billets « le mariage dans l’art » suivront celui-ci sous peu, dans un autre style : ici, c’est long et ennuyeux. Dans les prochains, on va s’amuser, il y aura plein d’images, des rapprochements, une étude des ambiances de mariage et des looks de mariée dans la peinture depuis le XIIIe siècle ; ça fait envie, non ?

Voilà quelques semaines que ce billet est projet. Mais il est temps de couper court aux tergiversations, sinon les billets sur le mariage dans l’art vont disparaître dans les méandres de mes hésitations et de mon disque dur. Tout ça manque de mise en forme. Mais bon, plusieurs personnes m’ont réclamé à corps et à cri un mariage dans l’art, alors je vous livre ça (presque, j’ai réfléchi un peu avant et relu quand même) brut de décoffrage, écrit d’un trait, dans le train (trait-train, j’aime bien).

 

Aujourd’hui, au menu, nous avons Une noce chez le photographe, de Pascal Dagnan-Bouveret (1852-1929), datant de 1879, mesurant 120 cm sur 82 cm, conservé au Musée des Beaux-Arts de Lyon (que j’aime d’amour – le musée). Vous savez tout. Ah, oui, c’est une huile sur toile. P. D.-B. aime bien les portraits, le naturalisme, les scènes de genre, et c’est qu’on retrouve dans ce tableau. Il a peint aussi des choses beaucoup plus kitsch dans le goût symboliste-décadentiste du tournant du siècle, que je vous épargne.

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(Cliquer sur l'image pour la voir en haute résolution et zoomer sur les détails).

Que voit-on dans notre tableau ?

Une famille endimanchée… Avec des mariés sur leur trente-et-un, le marié en queue-de-pie et haut-de-forme, la mariée en robe, veste, voile et gants blancs – une tenue moins systématiquement adoptée au XIXe siècle qu’aujourd’hui. Nos arrières-arrières-grands-mères revêtaient souvent leur plus belle tenue pour leur mariage, ou s’en faisaient réaliser une exprès, mais pas forcément blanche, plutôt dans des tons sombres, afin de pouvoir la remettre. Les deux époux portent donc des tenues très élégantes, et exceptionnelles. Leurs proches ne sont pas en reste : chapeaux et cols enrubannés pour les dames, haut-de-forme et pochettes pour les messieurs ; les accessoires des enfants calquent ceux des adultes.

Voilà une mariée en noir dans un décor du même style:

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… mais pas trop. Cependant, on remarque que, les mariés mis à part, l’élégance des tenues se concentre dans les accessoires – les chapeaux, les rubans, les pochettes, la boucle de la chaussure du personnage assis au premier plan, à droite, dont l’éclat attire l’œil. Hommes et femmes portent des vêtements certes élégants, mais de couleur sombre, égayés seulement par ces petits détails. Sans la présence des mariés, on ne peut deviner qu’il s’agit d’une noce. La famille a donc mis le paquet sur la tenue des mariés, et s’est contentée pour les autres membres de la famille de tenues du dimanche agrémentées d’éléments qui disent l’importance du moment, comme, par exemple, la modeste tenue à carreaux de la petite fille – ça ne vous fait penser à rien, une robe de mariée qui coûte au moins dix fois le prix des tenues de vos témoins ? … oui, c’est la vôtre !

On voit donc ici deux familles de la petite bourgeoisie française de la fin du XIXe siècle, pas assez aisée pour vêtir toute une noce de soie colorée, mais assez pour montrer qu’elles peuvent offrir à leurs enfants un beau mariage, avec robe blanche, voile de tulle et photographie.

Tout nous dit ici l’importance du moment de la prise de la photographie, d’ailleurs :  tout est mis en œuvre pour que les mariés apparaissent à leur avantage sur une image qu’ils feront sans doute figurer en bonne place et à la vue de tous dans leur futur foyer. Le marié bombe le torse, lève la tête, tandis que son épouse, qui lui serre étroitement le bras, comme pour exprimer sa fierté d’avoir trouvé un mari d’aussi belle prestance, laisse sa mère ou sa tante arranger les plis de sa robe, cette fameuse robe blanche, dont elle est sans doute fière aussi. La réalisation d’un seul cliché requiert donc un investissement de temps et d’attention disproportionné par rapport à l’instantanéité de nos photos aujourd’hui. Nous pouvons être déçus d’une photo ratée : imaginez l’état d’esprit de la mariée si elle découvre sur l’unique photo de son mariage un pli de travers dans sa robe, ou une grimace de son mari… La photographie de couple, puisque c’est bien ainsi qu’il faut appeler ce qui est en train de se mettre ne place sous nos yeux, pour utiliser le nom d’un genre de photo qui nous est bien familier, revêt une telle importance que toute la famille y assiste, un peu comme au spectacle – on y reviendra : regardez le grand-père, assis dans son fauteuil, qui admire ses petits-enfants poser de la sorte. A quoi peut-il bien penser en ce moment précis ?

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Regardons un peu à présent l’atelier du photographe, ce que l’on appelle aujourd’hui un studio :  on est ici chez un photographe professionnel (on devine les pièces de développement à droite, on remarque tous les détails qui entourent la prise de la photo elle-même – la verrière pour l’éclairage, que l’on peut moduler avec un système de stores et de poulies, l’estrade, le rideau et les décors pour la position des sujets et le fond qui se trouve derrière eux, un miroir sur la gauche pour leur permettre de se préparer). Beaucoup de choses nous disent que l’on se trouve dans l’atelier d’un photographe âgé, accompli, qui a consacré sa vie au travail : regardez le plancher usé : combien de fois a-t-il pris place à cet endroit pour prendre une noce ou une famille ? Au moins autant de fois que le nombre de cadres exposés sous le miroir, des souvenirs qui jalonnent l’histoire de sa carrière. Je me trompe peut-être, mais ses jambes fléchies et maigres me semblent être celles d’un vieillard. Si on zoome sur ses pieds, on se rend compte qu'il porte de drôle de chaussures, que je n'arrive pas bien à déterminer, peut-être des chaussons brodés (dixit l'homme que j'épouse). Il n’est plus tout jeune, notre photographe, comme son atelier. Les mariés peuvent lui faire confiance, la photo sera réussie.

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Dans ce tableau, tout me semble avoir une double signification, tout me semble fonctionner comme un sujet et son reflet dans un miroir : la société, la famille, l’acte de prendre une photo, l’espace, les regards, et puis aussi moi, comme observatrice.

Ce noyau de société, ces petits bourgeois endimanchés ont tout misé sur l’apparence des mariés, reflet de leurs aspirations et de ses valeurs, aspirations à une forme de luxe relatif pour son train de vie, valeurs liées à l’institution du mariage, qui requiert l’utilisation de codes – l’habit pour le marié, la couleur blanche pour la mariée, le passage obligé par la case photographe.

Regardons tous les membres de cette famille : ne semblent-ils pas nous raconter une histoire ? Il y a d’abord les enfants, qui ne semblent pas tenir le meilleur rôle ici. La petite fille observe en silence, les bras croisés derrière le dos, comme pour prendre le moins de place possible dans l’espace, ne pas se faire remarquer. La scène du premier plan, à droite, est assez surprenante, parce que complètement inutile au sujet principal du tableau, ainsi que difficilement interprétable : le petit garçon s’est-il agité, s’est-il mis à courir en tous sens dans l’atelier pour que son père le réprimande en l’immobilisant ? Les détails sont inquiétants : l’homme le tient par le cou, et lui souffle la fumée de sa pipe sur le visage, tandis que l’expression de l’enfant ne laisse aucun doute sur son mécontentement. Je ne sais pas bien comment expliquer cette petite scène, certes à la lisière du tableau, mais au premier plan ; le peintre n’a pas placé là par hasard cette illustration d’une autorité paternelle qui semble tyrannique.

Dagnan_Bouveret_Une_Noce_chez_le_photographe---Copie--2-.jpgLes membres les plus jeunes sont les mariés, et la jeune femme penchée, avec une expression malicieuse, à gauche de l’estrade. On compte ensuite sept membres plus âgés, quatre à gauche de l’estrade, le grand-père assis dans son fauteuil, la dame agenouillée à droite de la mariée et le père autoritaire, dans un fauteuil au premier plan. Le photographe ne compte pas : il ne fait pas partie de la famille, on ne voit pas son visage, les détails se son corps se fondent dans la couleur sombre de sa veste et du tissu de l’appareil, il est réduit à sa simple fonction. Est-ce que cette famille ne pourrait pas être un reflet de l’histoire d’un petit bourgeois français de la fin du XIXe ? Le peintre retrace ce parcours de façon assez réaliste, et assez cynique, à la manière d’un écrivain naturaliste de son époque : l’enfance passive et soumise aux adultes, la jeunesse joyeuse qui se termine bien vite dans un mariage rigide et institutionnalisé, centre vers lequel convergent tous les segments de la vie – comme convergent tous les regards vers les mariés dans l’atelier, un âge adulte absorbé par l’éducation d’enfants plus ou moins obéissants – plutôt passifs ou plutôt turbulents, et par le soin apporté à la préparation de leur mariage, réel effort financier et moment révélateur ou aucun faux pli ne sera toléré,  âge mûr désormais libéré du soin des enfants, consacré à l’observation de l’évolution de la famille - retour en boucle vers l’attitude de la petite fille, en sorte. N’est-on pas finalement en présence d’une représentation classique des trois âges de la vie, réinterprétée avec le répertoire de la bourgeoisie française du XIXe siècle ?

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Cette scène se rattache dans le passé par la présence des aïeux qui assistent à la scène, et, plus loin encore, par les cadres posés sur la table sous le miroir. Elle représente le moment précis du cliché photographique, celui où l’insaisissable instant présent peut être fixé, visuellement du moins, sur le papier, un instant présent qui deviendra signe du passé dans un petit cadre, sur la table sous le miroir. Elle évoque le futur de ces deux époux, en montrant l’image de ce qu’ils vont devenir – rien de plus prometteur qu’un mariage, rien ne se projette plus dans le futur : des parents, des grands-parents, qui eux aussi accompagneront de jeunes mariés dans cet atelier. Ainsi, les trois dimensions temporelles s’entrecroisent dans une dialectique spéculaire (le cliché présent va devenir encadrement passé, et évoque des clichés futurs), et circulaire (mariage, enfants, vieillesse, mariage, etc…).

L’organisation de l’espace nous dit aussi beaucoup de chose sur ce dialogue incessant entre la réalité et son reflet, sa représentation, son image. On observe un net contraste entre les éléments de l’atelier, fonctionnels, dépouillés, voire usés, et tous les éléments du décor pour la prise de photographies : l’estrade recouverte d’un riche tapis, le rideau, les fauteuils, les deux décors, l’uni qui se trouve derrière les mariés, et le peint, dissimulé par le premier, sur lequel on devine un décor « à l’italienne », très artificiel, avec balustrade, vase Médicis et jardin exotique. N’est-on pas au théâtre, avec des coulisse (les pièces à droite, le miroir pour les acteurs à gauche) l’estrade qui joue le rôle de scène, les spectateurs installés dans leurs fauteuils, et, surtout, le rideau rouge ?

Dagnan_Bouveret_Une_Noce_chez_le_photographe---Copie--4-.jpgQu’est-ce qu’on joue, dans ce théâtre ? La comédie des mœurs d’un mariage bourgeois français, d’une famille engoncée dans ses vêtements de fête, qui cherche à mettre en scène la réussite sociale que représente un bon mariage dans un décor artificiel, qui évoque des situations ou des destinations plus romantiques que le jour du mariage (la lumière qui tombe de la verrière, le parapluie appuyé au fauteuil à gauche, les tenues hivernales évoquent une journée pluvieuse et froide). La magie de la mise en scène disparait bien vite pour les modèles, qui liront en sortant sur la petite pancarte suspendue au-dessus de la porte: "On est prié de déposer un à-compte en sortant".

Dagnan_Bouveret_Une_Noce_chez_le_photographe---Copie--7-.jpgQuand la lumière sera éteinte, que les acteurs et les spectateurs seront partis, le spectacle continuera, sur la table sous le miroir, dans un petit cadre : les couleurs et les motifs du tapis de table rappellent immanquablement ceux du tapis de l’estrade, la table est une deuxième petite scène, décalée, où la pièce continue à se jouer pendant des années. La photographie n’est pas là pour représenter très fidèlement la réalité, comme on a tendance à le croire : ici, elle crée un monde artificiel, où des mariés guindés posent dans un décor de théâtre – mais d’un point de vue social, c’est une autre réalité en soi, le fait de se mettre en scène dans décor figé.

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L’espace est délimité par ces cloisons fonctionnelles et neutres, mais il s’ouvre sur des extérieurs, réels (plongés dans l’obscurité par les portes, qui déversent leur lumière par les verrières), et artificiels (le décor de théâtre, au fond). Mais il comporte aussi des ouvertures dans ses propres reflets : il se reflète dans le miroir, où on aperçoit les deux silhouettes du marié et de l'une des femmes de la famille, figés dans leur image, dans les vitres à droite, où on aperçoit la verrière (la vitre joue un rôle ambigu, à la fois ouverture vers l’extérieur et la source de lumière, et limite vers cet extérieur et miroir imparfait – n’oublions pas qu’à cette époque, un appareil photo est constitué d’une chambre noire, doté d’une plaque de verre recouverte de matière sensible, la plupart du temps de l’argent – la vitre de droite évoque l’intérieur même de la machine, permet de mettre en scène le processus technique à l’œuvre sous nos yeux, quelque chose de bien plus surprenant pour les contemporains du peintre que pour nous). La scène se reflète aussi deux fois dans ses propres images : l’une des deux images, on la voit, c’est le tableau, l’autre, on ne la voit pas, c’est la photographie en devenir. Plusieurs images se superposent ainsi et créent un espace multiple, insaisissable et figé dans le temps en même temps.

Dans cet espace, entre ces personnages qui évoquent le passage du temps, des regards s’échangent. Regards évidents du photographe vers son sujet, et des mariés en position frontale, vers le photographe. Les membres de la famille regardent tous vers les mariés, mais eux, personne ne les regarde. La mariée ignore sa mère agenouillée à ses pieds. Seul le père autoritaire regarde son enfant. Il y a bien la jeune fille penchée, à gauche, qui semble regarder vers l’extérieur : quelque chose l’attire dehors, qui n’a rien à voir avec la mise en scène familiale à l’œuvre dans cet atelier étroit. Difficile deviner de quoi il s’agit. Il semblerait, dans ce tableau, que tout ce qui est regardé prend de l’importance, et ce qui ne l’est pas reste de l’ordre du décor. Elle est la note de fraîcheur et de gaité dans cette famille; d'ailleurs, c'est elle qui tient le bouquet de fleurs blanches de la mariée, comme si celle-ci (sa soeur aînée?) lui avait transmis ces caractéristiques qu'elle abandonne désormais. Donc si moi, observateur, je regarde le tableau, je le fais exister, avec son décor et ses personnages. Daniel Arasse disait dans On n’y voit rien que le tableau n’existe qu’à partir du moment où il est vu, tout comme Italo Calvino, qui dans Si une nuit un voyageur nous démontre que le livre n’existe que dans l’acte et l’instant de lecture. Et moi, est-ce que quelqu’un me regarde ? Eh bien oui. Qui donc ? La petite fille. Elle pourrait tout aussi bien observer le photographe, me direz-vous, et c’est sans doute vrai. Mais je me plais à penser que c’est moi, l’observateur, ou le peintre, qui se tient au fond de l’atelier, qu’elle observe en silence. Cette enfant que tous ignorent, le plus isolé des personnages, est le seul qui entretient une relation avec le monde extérieur au tableau ; elle nous regarde, et elle ne dit rien. Procédé classique, me direz-vous aussi, Masaccio l’a fait avant lui. Mais on se rend compte qu’on a de multiples portraits dans ce tableau : le photographe tire le portrait des mariés. Mais moi, le peintre, au fond de la pièce, je tire le portrait de tout ce petit monde. Le photographe observe les mariés, nous observons le photographe en train de prendre en photo les mariés. Comme si l’appareil photo, l’atelier et la surface du tableau s’imbriquaient les uns dans les autres comme des poupées russes. La noce existe dans le temps et l’espace car elle est prise en photo ; cet acte de prise de photo existe dans le temps et l’espace grâce au tableau du peintre. Et moi, j’existe en tant qu’observateur, parce que le tableau me regarde.

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Et merci d'être arrivées jusqu'au bout de cette lecture! Je ferai synthétique, la prochaine fois.

 

Petit complément:

Le regard chez Masaccio (La résurrection du fils de Théophile et saint Pierre en chaire, Florence, église du Carmine, chapelle Brancacci, fresque, 1427)

Cherchez celui qui vous regarde... (et allez voir la fresque complète ici, c'est fabulous!!)

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Publié dans Le mariage dans l'art

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weriem 23/04/2011 00:43



J'ai tout lu, j'ai adoré! J'espère que tu auras le temps de faire d'autres billets de la sorte!



Rainette 07/05/2011 18:45



Bienvenue Weriem, je suis toute flattée qu'une ancienne de Jolis Mariages vienne mettre son nez ici!! J'ai quelques petits posts en préparation, mais mon mariage approche et ça viendra plus tard!



ptb41 23/02/2011 13:39



Bonjour Raînette , je cherchais des poèmes ou des citations sur les éventails et j'ai été orientée sur ce blog qui est très intéressant ...je reviendrai pour la suite ...Tous mes voeux aux futurs
époux . Pat



Rainette 24/02/2011 13:49



Bonjour Pat, bienvenue ici! Je suis ravie que le blog te plaise! Au plaisir de te revoir!



La Fiancée du Panda 10/01/2011 11:30



Moi aussi je suis arrivée jusqu'au bout :) Tindin !


Merci pour cette analyse passionnante, j'ai eu l'impression de me replonger dans un cours d'histoire de l'art, matière que j'ai toujours adorée... tu as vraiment un talent pour "raconter" un
tableau, on a l'impression de voyager au coeur de l'oeuvre, c'est top. Vivement d'autres billets, et d'autres voyages !



Rainette 01/02/2011 22:45



Je suis ravie que ça te plaise, Fiancée du Panda!
Merci pour tes compliments, ça me donne envie de continuer. Et ton Panda apprécie aussi!



la petite fourmi 07/01/2011 23:10



J'ai lu jusqu'au bout! Ton analyse est vraiment très intéressante.


Le photographe semble être le prisme par lequel le peintre nous convie à observer ce couple de mariés. Comme un appel. Le petit monde bourgeois, la dureté de l'époque, l'importance sociale du
mariage des descendants, comme tu l'expliques très bien et les visages fermées des mariés, rien n'exprime la joie de cet instant. Le peintre nous invite à voir la cruauté de la scène et à enfin!
regarder ce couple. (figé de tout ce poids) On est bien loin de l'émotion et le bonheur des mariages de notre époque. La petite fille parait en effet regarder le photographe ( j'aime bien que tu
t'appropries le tableau en choisissant qu'elle te regarde!) et j'y vois l'oeil innocent de l'enfant qui comprend ce qui se passe (immortaliser un amour) et seul comprend l'importance du moment et
la froideur (apparente) de cette famille. C'est sans doute une critique de la société que ce peintre nous offre. 


Chapeau petite rainette! Parce que l'exercice est rude et ton billet est top!



Rainette 01/02/2011 22:48



Merci, Petite Fourmi!! Je suis vraiment contente d'avoir des lecteurs... qui apprécient! Tu me donnes envie de continuer!